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Le plomb
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Le plomb

Le plomb est généralement présent dans nos habitats anciens, nous traitons ci-après sa présence au droit des tuyauteries.

Des textes réglementaires obligent à respecter certains niveaux de présence de plomb dans l'eau de consommation.

Nous verrons également les modalités de prise de mesure.

Date de création : 13 mars 2015
  • tube plomb
  • robinet

Le plomb dans les réseaux intérieurs d’eau destinée à la consommation humaine.

D’où vient le plomb dans l’eau ?
Le plomb dans l’eau provient principalement de la corrosion des canalisations au niveau :

  • des branchements publics en plomb raccordant le réseau public au réseau intérieur.
  • Des canalisations en plomb des réseaux intérieurs des immeubles anciens.
  • Dans une moindre mesure des raccords, robinetterie, brasure en alliage contenant des additions de plomb.

La quantité de plomb dans l’eau dépend aussi des caractéristiques physion-chimiques des eaux.
Les eaux naturellement minéralisées sont susceptibles de dissoudre le plomb en grande quantité.

La teneur en plomb dans l’eau est fortement liée au temps de stagnation de l’eau en contact avec le plomb. Elle est donc étroitement liée aux contraintes d’exploitation du réseau.

La réglementation concernant le plomb :
la directive 98/83 du 30 novembre 1998 relative à la qualité de l’eau destinée à la consommation humaine fixée pour le plomb les prescriptions suivantes (conformément aux recommandations de l’OMS) :

  • avant le 25 décembre 2003 : 50 µg par litre.
  • À partir du 25 décembre 2003 : 25 µg par litre.
  • À partir du 25 décembre 2013 : 10 µg par litre.

La directive précise que cette teneur est applicable au point de puisage.
L’arrêté français d’application est paru le 20 décembre 2001. Les dispositions sont depuis passées dans le code de la santé publique.

 

Comment mesurer le plomb dans l’eau ?

Tout consommateur peut faire procéder, à ses frais, à une mesure de la teneur en plomb dans l’eau qui lui est distribuée.
Dans ce cas, il lui sera conseillé de s’adresser à un laboratoire d’analyses d’eau agréé ou au moins accréditée par le COFRAC pour cette analyse.
Le laboratoire pourra informer le consommateur des diverses méthodes de prélèvements possibles et de leurs limites d’interprétation.


Afin d’apprécier la situation quant à la présence de plomb dans l’eau, il peut être recommandé un particulier de faire réaliser de prélèvements, l’un après 30 minutes de stagnation et l’autre après écoulement.
En effet, on considère habituellement une période de 30 minutes correspond au temps moyen de stagnation de l’eau entre deux utilisations.
De plus, le résultat obtenu avec le prélèvement après écoulement correspond à l’exposition minimale du consommateur.

Un prélèvement après stagnation nocturne peut également permettre d’apprécier l’exposition maximale du consommateur au plomb d’origine hydrique en situation courante (hors situation d’absence prolongée).

Cependant, les résultats obtenus par ces méthodes ne peuvent être rigoureusement comparés à la limite de la qualité fixée par la réglementation.

Dans tous les cas, il convient de faire référence à une interprétation des résultats selon la méthode de prélèvement ainsi qu’aux recommandations générales de consommation figurant en annexe un de la circulaire DGS/SD7A N° 45 du 5 février 2004.

De plus, seule la réalisation d’un repérage permet de s’assurer de l’éventuelle présence de canalisations en plomb dans le réseau intérieur de distribution d’eau.

S’agissant d’un repérage des canalisations en plomb dans les réseaux intérieurs de distribution d’eau, la norme NF P 41 – 021 a pour objet de définir la méthodologie des missions de repérage des canalisations en plomb et des facteurs du réseau favorisant la dissolution du plomb dans les réseaux intérieurs de potable des bâtiments.
La norme précise le rôle des différents acteurs concernés et les éléments à faire figurer dans le rapport de repérage.
À noter que cette norme n’impose pas de mesure du taux de plomb au robinet puisage.

 

Face aux problèmes « plomb », quelques principes :

les principales difficultés d’intervention sur des canalisations en plomb résident dans le choix du matériau de remplacement (cuivre, acier, inox, matériaux de synthèse, multicouche …).
Celui-ci dépend de la qualité de l’eau, mais aussi de l’installation elle-même et des impératifs de mise en œuvre.
Les matériaux utilisés qui peuvent être placés en contact de l’eau destinée à la consommation humaine de répondre aux dispositions de l’arrêté du 29 mai 1997.

De plus, en cas de réparation, on privilégiera le remplacement complet d’une canalisation (colonnes montantes ou de distribution) afin que d’éviter par exemple les associations cuivre – plomb qui peuvent avoir pour effet d’augmenter le taux de plomb dans l’eau. Il convient également de respecter l’arrêté du 10 juin 1996 interdisant l’emploi de brasure contenant du plomb.
D’autres solutions peuvent permettre de réaliser des réparations provisoires.

En amont des canalisations en plomb, il est déconseillé de procéder un adoucissement de l’eau, et ceux afin d’éviter de solubiliser ou de fragiliser les dépôts internes de la canalisation et ainsi accroître la teneur en plomb de l’eau. L’article 40 du décret 2001 – 1220 précisent les conditions d’emploi du traitement complémentaire de la qualité de l’eau.

 

Les solutions :

Au cours d’opérations de rénovation, le remplacement des canalisations plomb pourra être envisagé par l’entreprise. C’est la solution définitive pour régler le problème du plomb dans l’eau.
Une solution palliative, constituée par la mise en place d’un osmoseur, permettra l’élimination du plomb et des autres particules à hauteur de 97 à 98 % de taux de filtration.